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Test de matériel & services

Test du Lumix Gm5

test du lumix gm5

Choisir un appareil photo hybride (un compact à objectifs interchangeables, comme on l’appelle aussi) n’est pas forcément évident.

Premier hybride du foyer, le Lumix Gm5 y a fait son entrée quelques mois seulement après sa sortie. Si mon idée originelle était de remplacer les objectifs de kit de mon Pentax K-r (LE réflex avec lequel tout a commencé !) par des objectifs plus qualitatifs, une intuition de mon compagnon m’a poussée à me renseigner davantage sur les hybrides. J’ai finalement à remplacer également le boîtier (sympathique mais aux performances finalement réduites) par un autre qui serait à la fois plus léger et plus polyvalent (best intuition ever !).

[edit] Par la suite, lui-même a eu son propre hybride, le Lumix Gx7, puis j’ai remplacé récemment le mien par un nouveau boîtier, l’Olympus EM-5 II.

Le Lumix Gm5 : le plus petit hybride amateur

J’ai opté pour le Gm5 pour sa compacité étonnante, qui détonnait d’ailleurs tellement par rapport à mon reflex qu’il a suscité quelques doutes dans mon entourage. J’ai choisi ce modèle pour la présence d’un viseur qui, bien que riquiqui, le différenciait du modèle précédent encore en vente à l’époque (le Gm1). J’avoue que j’ai bien moins comparé les appareils que je ne le ferais aujourd’hui, optant avant tout pour un appareil compact mais aux performances de celles d’un reflex, au design agréable, et aux fonctionnalités supérieures à celles de mon reflex (qui était loin de me permettre autant de souplesse et de créativité)…

Car oui, le Lumix Gm5 un hybride amateur qui possède de très bonnes capacités, limite étonnantes pour sa taille. Il a été difficile pour certains de me croire quand je disais qu’il était bien meilleur que certains reflex d’entrée de gamme (dont le K-r), et pourtant, pourtant !

test du lumix gm5
Photo prise par mon compagnon avec le Lumix Gx7 et retouchée avec un de mes presets pour Lightroom

Grâce à son très faible encombrement (poids record de 211 grammes et dimensions d’environ 9,8 x 5,9 x 3,1 cm !), il m’a suivie partout et a constitué une porte d’entrée très intéressante en matière d’hybride. Grâce à lui, j’ai pu découvrir le bonheur de la visée directe au format 1:1, 4/3 ou 3/2 (selon les circonstances) avec aperçu avant déclenchement de la profondeur de champ et de l’exposition (un luxe rapidement indispensable). La qualité d’image de mes jpeg comme de mes raw était tellement supérieure à celle de mon reflex !

Il m’a permis aussi de me mettre doucement à la photo de rue grâce à sa discrétion (malgré mon choix de le prendre en rouge, que je n’ai jamais regretté). Enfin, la praticité de la connexion wifi (pour transférer rapidement les photos à une tierce personne ou vers Instagram, par exemple) est également un atout.

Photo prise par mon compagnon avec le Lumix Gx7 et retouchée avec un de mes presets pour Lightroom

Le Lumix Gm5 : petit mais fragile

Au bout de plus de deux ans d’utilisation, j’ai pourtant un avis assez mitigé sur ce modèle, qui est déjà malheureusement arrivé en fin de vie… Pourtant construit de métal (aluminium donc léger), cet appareil possède des molettes de plastique un peu petites et fragiles, parfaites pour mes petites mains mais qui peuvent fatiguer à l’usure (ce ne sera pas le cas pour tout le monde). La molette de réglage positionnée en façade ne fonctionnant plus, la navigation dans les menus à chaque changement d’ouverture / vitesse souhaité est devenu obligatoire, entraînant pénibilité et manque de réactivité. Ce bête dysfonctionnement a fini par avoir raison de ma patience, je lui cherche un remplaçant.

Il faut reconnaître cependant que j’ai énormément fait de photos avec et qu’il m’a permis de beaucoup progresser (l’ayant toujours avec moi vu sa taille), pour ça je le préfère tout de même à un reflex car comme le disait je-ne-sais-plus-qui, le meilleur appareil photo c’est celui qu’on a avec soi. Si c’était à refaire, je le referais donc !

Le Gm5 en résumé

Les + Les –
encombrement hyper réduit
poids plume
flash amovible (pour moi qui n’aime pas trop le flash intégré, c’est en effet un point positif !)
quelques raccourcis utiles en façade arrière (mise au point auto ou manuelle, wifi…)
joli design
viseur très petit (heureuse de sa présence au début, il a pourtant fini par beaucoup me fruster)
pas d’écran orientable
très fragile (durée de vie observée pour ma part : 2 ans)
pas de stabilisation
un peu difficile à prendre en main si les vôtres sont grandes (je n’ai pas eu trop de problèmes à ce niveau mais apprécie tout de même une ergonomie plus poussée).
autonomie très faible (même pour un hybride)
test du lumix gm5
Photo prise par mon compagnon avec le Lumix Gx7 et retouchée avec un de mes presets pour Lightroom

Conclusion

Le Lumix Gm5 est un bon hybride amateur, parfait si l’on veut un appareil très compact sans pour autant rogner sur les performances (contrairement à un vrai compact), en ça il est beaucoup plus intéressant qu’un compact, qu’un bridge ou même qu’un reflex débutant (comme le Pentax K-r qui l’a précédé).

Attention cependant car sa compacité le rend fragile, il ne sera pas aussi robuste qu’un hybride un peu plus épais (ni qu’un reflex). Si c’était à refaire, peut-être que je réfléchirais à ce que changent 200 grammes de plus au quotidien (= pas grand chose, on reste loin du poids d’un reflex), mais je l’ai quand même beaucoup aimé et il faut avouer que l’avoir toujours dans mon sac ou ma poche a été clairement à l’origine de ma progression dans la pratique de la photo.


A propos

Je suis une photographe ayant un peu la bougeotte... Revenue en France au printemps 2020, j'aime les photos qui transmettent un brin de poésie et qui subliment le quotidien. Je réalise des sessions photo de portraits (solo, couple, famille) en privilégiant les interactions authentiques et le reportage "sur le vif" (mais j'ai aussi à cœur de mettre ma créativité au service de mises en scènes plus recherchées). Si mon travail vous intéresse, n'hésitez pas à me contacter !

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