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Astuces et conseils photo

Avantages et inconvénients de la photographie argentique

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Le retour à l’argentique est un phénomène qui semble toucher, en-dehors des photographes nostalgiques d’une époque presque révolue, les générations des 15 à 35 ans, dont je fais partie. Autrement dit, de manière paradoxale, l’argentique intéresse de plus en plus aujourd’hui des gens comme moi qui n’ont pas (ou presque pas eu) d’expérience avec l’argentique. Bien sûr, je me souviens des appareils de mes parents lorsque j’étais enfant et on ne peut pas dire que ma première expérience avec l’argentique, quand j’avais 12 ans pendant un voyage scolaire, ait d’ailleurs été très concluante (je suis rentrée avec deux pellicules VIDES). L’avènement du numérique avait été pour moi une sorte de soulagement : j’ai eu mon premier appareil personnel à ma majorité et mon premier reflex il y a 10 ans.

Alors pourquoi ? Pourquoi, malgré les avancées indéniables réalisées à travers les décennies, constate-t-on un retour vers une technologie considérée par la majorité comme dépassée ? Pourquoi ce retour vers les vieux disques vinyles, les K7, les vieux meubles… ? Il semblerait que dans ce monde qui va un peu trop vite, nous autres, « jeunes », ayons besoin de nous raccrocher à certains vestiges d’avant, de quand nous étions gamins, ou de quand nos parents l’étaient… « Tout était mieux avant », vraiment ? Pour le monde, je ne sais pas (quoique que j’ai ma petite idée sur la question), mais pour l’argentique, j’ai un peu étudié la question…

Cartagena de Indias Colombia) – janvier 2020 – Canon AV-1 + Kodak Gold 200

Qu’est-ce que l’argentique ?

En guise de seconde introduction, voici un bref rappel pour définir ce qu’est l’argentique (à l’attention des plus jeunes, donc). Les APN (appareils photo numériques) ne sont nés que parce que des appareils d’un autre type ont préparé le terrain avant.

Il faut imaginer un monde (du moins pour les plus vieux modèles) sans autofocus, sans correction d’exposition, sans possibilité de modifier les ISO (qu’on appelait d’ailleurs ASA) à chaque photo. Il n’y avait pas même la possibilité de passer de « couleur » à « noir et blanc » aussi facilement qu’aujourd’hui, d’une photo à l’autre (on choisissait une pellicule pour 24 ou 36 poses -moins en moyen format-, et on s’y tenait !). Le nom « argentique » vient en fait des sels d’argent utilisés pour révéler la photographie (c’est-à-dire l’impression laissée par la lumière sur la pellicule photo-sensible). La photo argentique renvoie à la période précédant l’ère digitale, dite « numérique »

7 bonnes raisons de photographier à l’argentique

N°1 : photographier en « pleine conscience »

Le premier argument en faveur de la photographie argentique, c’est indéniablement celui de la prise de vue bien plus réfléchie. Avec 24 ou 36 poses (pour le plein format), il vaut mieux réfléchir soigneusement à la composition de sa photographie et vérifier plusieurs fois les paramètres avant de déclencher : pas de rattrapage possible en vérifiant la photo à l’écran. Cette nécessité de minutie entraîne bien évidemment une meilleure attention à la réalisation de la prise de vue : on profite mieux de la création de la photo, et le souvenir du contexte de prise de vue est lui aussi plus intense.

La restriction imposée par la pellicule quant au nombre de photos implique de savoir aussi se détacher un peu du résultat. Au pire une photo à la mise au point un brin manquée ce n’est pas la fin du monde, et en argentique, ça se pardonne beaucoup plus qu’en numérique, non ? Du coup, un clic plus tard, on retombe dans le moment présent et l’envie de le savourer, plutôt que d’essayer de prendre une énième photo encore meilleure que la précédente, et puis une autre, et encore une autre… et de passer plus de temps à prendre une photo qu’à savourer ce qui nous donne envie de la prendre.

La surprise qui viendra en découvrant bien plus tard le rendu (au mieux quelques heures après si vous faîtes vous-mêmes le développement, sinon plusieurs jours voire semaines) apprend elle aussi la patience, une notion complètement à contre-courant de la photo instantanée d’aujourd’hui (et du mode de consommation immédiate dans lequel on vit).

A gauche : Boston (USA) – mars 2020 – Canon AV-1 + Fujifilm C200
A droite : Cartagena de Indias (Colombia) – janvier 2020 – Canon AV-1 + Kodak Gold 200

N°2 : un rendu photographique incomparable

Le rendu unique de la photo argentique est à lui tout seul une raison valable de s’y (re)mettre ! Que ce soit au niveau du grain ou des couleurs, on ne fait ni mieux ni moins bien en numérique : c’est juste différent et incomparable. Une photo argentique a quelque chose de profond en elle, en ce sens qu’elle semble toujours raconter une histoire. Son imperfection la rend peut-être beaucoup plus honnête et chaleureuse que le rendu net et irréprochable du numérique (que j’affectionne aussi, mais qui parfois m’émeut moins).

Ce qui correspond au preset lightroom moderne, c’est tout simplement la pellicule : selon sa confection et ses propriétés, le rendu sera soit chaud, soit froid, contiendra plus ou moins de grain, avec des couleurs plus ou moins fiables… voire parfois complètement inattendu (utilisation de pellicules périmées ou de pellicules « lomographiques »). Si cela vous intéresse que je vous parle petit à petit de mes tests de pellicules, n’hésitez pas à me le dire en commentaires !

Cartagena de Indias / Bogotá (Colombia) – janvier 2020 – Canon AV-1 + Kodak Gold 200

N°3 : le plaisir de la manipulation d’un bel objet avec une histoire

Je le glisse ici mais ça pourrait être (de manière subjective) la toute première raison qui me fait aimer la photographie argentique : la sensation magique de l’insertion de la pellicule, l’actionnement de la manivelle pour la faire avancer (pour les modèles non-automatiques), le fameux bruit du déclencheur au moment de la prise de vue, la nécessité de rembobiner la pellicule avant de la sortir… Toutes ces sensations sont à peu près similaires à ce que j’ai pu ressentir en revenant à l’écoute de musique sur support vinyle : l’action de sortir le disque de la pochette, le poser sur la platine, déposer le bras avec la tête de lecture sur le premier sillon, sans oublier le son particulier des vieux vinyles chinés. Tout un monde sensoriel retrouvé ou ré-accaparé, loin de la froideur de certaines technologies modernes.

Au-delà des sens en éveil à la manipulation de ces vieux objets, se pose je crois aussi la question d’une certaine forme de rituel. Ne serait-ce pas finalement le besoin de sublimer un acte devenu un peu trop courant (prendre des photos à la va-vite avec un téléphone ou lancer une playlist depuis Spotify) ?

Peut-être que c’est cela que l’on recherche, au fond : le retour à quelque chose de plus tangible, et qui demande de surcroît une attention véritable.

N°4 : réveiller de vieux trésors

Bien sûr, pour connaître le plaisir de l’argentique, il faut se mettre à la recherche du matériel adéquat : cette quête-là (espérer mettre la main sur des modèles originaux et leur donner une seconde vie) devient elle-même une sorte de chasse au trésor.

Outre la recherche de vieux boîtiers et objectifs, il y a aussi la possibilité (moins connue) de chiner des pellicules périmées. Les effets peuvent être très bons et/ou surprenants ou ratés, mais leur caractère imprévisible est pour certain(e)s photographe(s) l’essence même du jeu. Si vous avez une attirance pour la lomography ou juste besoin de mettre une dose de hasard dans votre pratique, tentez l’expérience ! Je pense pour ma part y succomber lorsque les brocantes reprendront, si j’arrive à mettre la main sur un joli lot (j’aimerais y dédier un projet spécial).

Boston (USA) – février et mars 2020 – Canon AV-1 + Fufifilm C200
Boston (USA) – mars 2020 – Canon AV-1 + Fujifilm C200

N°5 : voyager / se promener « léger »

Avec un appareil argentique, nul besoin de batteries et de chargeur encombrants, ni de devoir chercher une prise libre pour brancher tout ça le soir en rentrant d’excursion. Un boîtier argentique fonctionne avec une minuscule pile intégrée qui peut fonctionner des années sans nécessité un remplacement (à titre d’exemple, elle fonctionnait encore sur le Canon Av-1 que je me suis procuré à Boston).

Les pellicules qu’il est nécessaire d’emporter pèsent certes un peu plus lourd qu’une carte SD, mais ça reste franchement très léger et facile à glisser dans un sac. Il est aussi parfois possible d’en trouver sur place lorsqu’on voyage (l’utilisation d’une pellicule qu’on ne connaît pas pouvant ajouter au charme de la prise de vue à l’argentique et à la hâte de découvrir le résultat une fois rentré).

Les boîtiers argentiques sont assez lourds, mais pas forcément énormément plus qu’un équipement reflex moderne. En ce qui me concerne en tout cas, les combos boîtier-objectif que j’utilise sont plus légers, maniables et discrets que leur équivalent (à qualité égale) en numérique (même en micro quatre-tiers). 

Zipaquirá (Colombia) – janvier 2020 – Canon AV-1 + Kodak Gold 200

N°6 : l’argentique amène une réflexion artistique plus brute

La pellicule étant insérée dans l’appareil pour 24 ou 36 poses (du moins en 35 mm, les pellicules moyen-format en contenant même moins !), son choix amène une réflexion sur le projet photo qui attend le propriétaire de l’appareil : pellicule couleur ou noir et blanc, dominante intérieure ou extérieure (ce qui jouera sur le choix de la sensibilité ISO/ASA), rendu souhaité (plutôt chaleureux ou froid, grain présent ou non, rendu naturel ou expérimental…), ce qui influera sur le choix de la marque (les pellicules Fujifilm sont par exemple réputées avoir un rendu assez froid, au contraire des Kodak).

En argentique, il faut faire travailler son imagination pour essayer de visualiser ce que pourrait être le rendu d’une photo, et c’est un exercice mental intéressant.

N°7 : enrichir ses connaissances en matière de photo

La pratique de l’argentique permet de plonger dans un nouveau monde au jargon et techniques précis, et d’apprendre, beaucoup.

Au-delà du côté fun de la pratique, on remonte aux origines de la création d’une photo, au concept de démarche artistique parfois tant délaissée dans une course au cliché le plus « parfait » possible ou au plus grand nombre de pixels (ce qui m’a toujours exaspérée puisque, je le redis ici, le nombre de pixels ne détermine absolument pas la qualité d’un appareil photo – à moins que vous ne comptiez réaliser une exposition sur un mur entier…).

J’ai appris par exemple ce qu’est une spire, un indice de lumination, une acutance, le C-41 ou l’E6, un cyanotype, une épreuve, un inversible, les ASA, une latitude de pose, une planche contact, un posemètre, une repique, un révélateur, un traitement croisé, un film ou traitement « poussé »… et j’en oublie !

Zipaquirá (Colombia) – janvier 2020 – Canon AV-1 + Kodak Gold 200

7 inconvénients de la photographie argentique (dont il faut avoir conscience)

N°1 : l’argentique nécessite une vigilance accrue en cas de voyage en avion

Pour éviter les mauvaises surprises si vous prenez l’avion, il vaut mieux éviter de laisser les pellicules (celle de l’appareil et celles utilisées/en réserve) passer sous les rayons X des contrôles. Il est possible et hautement recommandé de demander une vérification manuelle pour éviter de revenir avec une pellicule blanche. Souvent un contrôle de recherche de poudre sera effectué, mais pas toujours : en Colombie ou aux USA, on m’a rendu l’appareil sans trop vérifier grand chose (sauf une fois où les employés, très méfiants, n’avaient visiblement jamais observé d’appareil argentique de leur vie et m’ont demandé d’afficher la dernière photo prise !).

J’ai pris plusieurs avions avec et à part une fois où il m’a fallu insister pas mal (la fameuse que je viens d’évoquer), on ne m’a jamais refusé cette manipulation ni demandé d’explications poussées (plus le pays est industrialisé/touristique, plus les agents de contrôle ont eu affaire à ce genre d’appareils auparavant et savent d’eux-mêmes comment agir).

N°2 : le risque de rater des photos est bien présent

Et oui, comme il est impossible d’avoir ne serait-ce qu’un tout petit aperçu de ce que l’on vient de capturer (en ça, passer d’un viseur d’appareil hybride qui renvoie ce que perçoit en temps réel le capteur à un viseur d’argentique est une sacrée expérience !), il est possible de revenir avec des photos légèrement (ou très) ratées. Ce sont les aléas de la pratique, dans la mesure où on n’est pas toujours à l’abri d’un mauvais réglage, d’un effet non désiré (flare ou voile), d’une mise au point hasardeuse ou d’une sur-exposition (ou sous-exposition) malencontreuse.

C’est personnellement une contrainte avec laquelle il me plaît de composer, et contre laquelle il me plaît de jouer, puisque le but est de s’améliorer au fur et à mesure de la pratique pour améliorer le ratio de photos réussies par rapport à celles ratées. Pour certains, ce risque est un défaut que le numérique a heureusement compensé ; pour d’autres (dont je fais partie), il s’agit d’un véritable challenge créatif !

Cartagena de Indias (Colombia) – janvier 2020 – Canon AV-1 + Kodak Gold 200

N°3 : il peut être difficile de se fournir en pellicules/faire développer ses photos

Acheter ses pellicules à un spécialiste permet de lui poser des questions sur le rendu ou de se faire aiguiller en fonction du projet, chose difficile à obtenir sur internet (même si certains sites proposent de bonnes descriptions, photos à l’appui). Vous me direz qu’aujourd’hui avec Internet, on se fournit en tout et facilement, je vous répondrai que vous n’avez certes pas tort, mais que ça ne remplace pas le contact que l’on peut avoir avec le vendeur de la boutique du coin, et le fait de pouvoir profiter de ses conseils avisés.

Or, les boutiques photos qui ne font pas du 100% digital, en-dehors des grandes villes, ça ne court pas les rues (sans mauvais jeu de mot) : j’en ai fait les frais sur l’Île de Ré (en pleine période de confinement de surcroît) et ai dû me résoudre à en commander en ligne… Avantage de la manœuvre, tout de même, l’accès à des pellicules à meilleur prix.

Au-delà de l’accès aux « consommables », il faut noter aussi la difficulté à trouver un labo pour faire développer les pellicules une fois celles-ci exposées, selon que l’on habite, encore une fois, à proximité ou non d’un tel endroit.

Heureusement, des labos 100% virtuels ont vu le jour (je compte tester le Labo Argentique bientôt d’ailleurs, étant momentanément sans autre solution), mais ce qui est dommage, c’est que ne sont pas les labos de développement à distance qui vous expliqueront pourquoi sur votre pellicule, une photo sur deux n’a pas été exposée… A Boston ceci dit, comme la boutique photo envoyait les clichés à un labo commun aux différentes franchises, j’ai dû également chercher la réponse par moi-même.

Les deux options -boutique ou labo réel(le) / virtuel(le)- possèdent donc chacun leurs avantages, mais si vous êtes de nature curieuse, vous regretterez sûrement la rareté des points de vente physique.

N°4 : la pratique peut revenir assez cher sur le long terme

A moins que vous ne soyez du genre à vous offrir un bel appareil numérique pour shooter moins de 500 photos avec, ou à en changer dès qu’un nouveau modèle sort, la pratique de l’argentique vous reviendra forcément plus cher.

Une pellicule coûte de 2,50 € (et encore, je n’en ai personnellement jamais trouvé à moins de 3,50 € donc je pense que les prix ont nettement augmenté depuis que je suis tombée sur ce tarif au détour d’un blog) à 20 € (pour les modèles très pros). Personnellement, les pellicules que j’utilise me reviennent à 6 € en moyenne. Si vous les chinez périmées dans une brocante, vous pouvez vous en sortir pour bien moins (en prenant le risque que les effets soient très aléatoires).

Quant au développement, pour obtenir simplement les négatifs (pas de planche contact) il faut compter de 3 € à 5 €. Une numérisation des négatifs coûte ensuite de 5 à 10 €.  Enfin, un tirage 10×15 cm revient à environ 0,25 €/photo. Pour l’instant, je me suis contentée de faire développer et numériser mes films (pas de tirage), pour une moyenne de 10 € le développement (d’une pellicule). Le prix ne variant pas selon qu’il s’agisse d’une pellicule 24 ou 36 poses, je privilégie plutôt les secondes.

Un développement-maison demande pour le coup un investissement de base, mais est beaucoup plus rentable sur le long terme. C’est une option que j’étudie (mais qui ne sera pas réalisable tant que je ne serai pas un minimum fixée géographiquement parlant).

N°5 : la nécessité de pratiquer seul(e)… ou avec des sujets/un entourage patient(s)

On l’a vu, prendre une photo est un acte plus réfléchi et un peu plus long qu’avec un appareil numérique. Surtout, le procédé ne pardonnant pas la moindre erreur, expliquez bien votre démarche à votre sujet si vous pratiquez en mode portrait : demandez-lui de bien vouloir patienter pendant que vous faîtes vos réglages et ensuite, prévenez-le que vous êtes prêts (et initiez pourquoi pas un décompte pour réaliser la photo, cela limitera le risque d’avoir une personne avec les yeux fermés au moment du déclenchement).

Bien sûr, cette démarche ne s’applique pas dans le cadre de la pratique de la photo de rue, mais l’imprévisibilité des réactions du/des sujets est alors ce qui fait le sel de ce domaine. Une photo réussie est d’autant plus appréciée qu’elle est difficile à obtenir, et les contraintes en photo de rue sont nombreuses.

Si vous êtes accompagné, il faut que ce soit par un entourage un brin patient, sinon, mieux vaut pratiquer seul(e). Si quelques secondes seulement peuvent être nécessaires pour la réaliser, la prise de vue sera tout de même plus longue qu’avec un smartphone ou appareil numérique lambda : être dérangé(e) par des proches impatients est loin d’être idéal pour maximiser son taux de photos réussies.

Boston (USA) – mars 2020 – Canon AV-1 + Fujifilm C200

N°6 : maîtriser l’intégralité du développement est plus compliqué

Contrairement au numérique, le développement de la photo ne se fait pas via un logiciel comme Lightroom mais avec des produits chimiques, en plusieurs étapes et avec des dosages et températures précis en fonction du rendu souhaité.

Si l’on ne développe pas chez soi, il est en fait impossible d’avoir toute la main sur le traitement total de la photo. Je ne peux malheureusement pas le faire dans l’immédiat par manque de place et pour cause de déménagements un peu trop fréquents, mais plus tard, j’aimerais vraiment aller jusque là dans la pratique. D’ici là, j’essaierai peut-être d’avoir au moins la main sur la partie « numérisation » (même si je ne suis pas sûre qu’un scanner « maison » remplace un scanner professionnel).

Guatapé (Colombia) – janvier 2020 – Canon AV-1 + Kodak Gold 200

N°7 : demande un stockage plus minutieux

Au-delà du besoin évident de place pour stocker les négatifs (et les tirages éventuellement réalisés), il faut avoir une bonne organisation.

Pas d’exif pour se souvenir en un clic des informations liées à la prise de vue : en argentique, il faut bien trier ses films et dater les prises de vue en ajoutant d’éventuelles remarques (matériel utilisé, pellicule choisie, conditions de développement, produits utilisés le cas échéant). Une boîte peut faire l’affaire pour stocker les pochettes de négatifs, mais il est possible aussi d’investir dans des classeurs et des pochettes.

Un négatif est fragile, dans tous les cas il faut qu’il soit un minimum protégé des poussières et des rayures. Pour le moment je les conserve dans les pochettes transparentes dans lesquelles ils me sont rendus par le labo, entourés (à l’aide d’un élastique) de l’index de numérisation sur lequel j’écris les infos que je souhaite mémoriser. Simple, basique (mais peut-être trop sommaire, l’avenir le dira). Si vous avez un processus particulier, je vous invite à le partager en commentaires !


J’espère que ce long article dédié à la photographie argentique vous aura plu. Si vous avez des questions, anecdotes ou remarques à ce sujet, n’hésitez pas à m’en faire part ci-dessous.


A propos

Bienvenue ! Moi c'est Fanny, je suis photographe (à Boston jusqu'à avril 2020 puis à Montpellier à compter du mois de mai). J'aime les photos qui transmettent un brin de poésie et qui subliment le quotidien. Je réalise des sessions photo de portraits (solo, couple, famille) en privilégiant les interactions authentiques et le reportage "sur le vif" (mais j'ai aussi à cœur parfois de mettre ma créativité au service de mises en scènes plus recherchées). Si mon travail vous intéresse, n'hésitez pas à me contacter !

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